

Oradour-sur-Glane est une commune française, située dans le département de
Le nom occitan de la commune est Orador de Glana. Les habitants sont appelés Radounauds.
Le nom d’Oradour, qui vient du mot latin oratorium, indique qu’il y avait là, dès l’époque romaine, un oratoire, c’est-à-dire un autel et un lieu de prières pour les morts, qu’on enterrait alors au bord des routes et souvent au voisinage des carrefours. Le bourg actuel, construit après
Les auteurs du drame appartiennent au fameux régiment de SS der Führer ; il s’agit, en l’occurrence, de la 3e compagnie du régiment de SS der Führer, lequel faisait partie de la 2e division panzer das Reich. Ces hommes composaient la garde personnelle d'Hitler.
Le 9 juin 1944, La division se trouvait à Tulle, où une attaque de la résistance eu lieu contre une garnison allemande. 99 hommes furent pendus dans cette même ville. En plus de ce premier massacre, Les SS préparaient le massacre de ville se trouvant dans la zone de maquis. Oradour ne se trouvait pas sur cette zone. Cependant, l'erreur des allemands fut fatale pour ses habitants.
Le 10 juin 1944, après l'arrivée des Allemands dans le bourg d'Oradour-sur-Glane, le tambour de ville passa dans les rues en lisant un ordre qui enjoignait à tous les habitants, sans exception, hommes, femmes et enfants, d’avoir à se rassembler immédiatement sur le Champ de Foire, munis de leurs papiers, pour vérification d’identité.
Les S. S. pénétrèrent dans les maisons d’Oradour, se firent ouvrir toutes les portes et brutalement, sous la menace de leurs armes, obligèrent tout le monde, même les malades, à se rendre sur le lieu de rassemblement. Un à un, ou par groupes, conduits et surveillés par les SS, ils vinrent peu à peu se masser sur le champ de Foire. Les Allemands ne se contentèrent pas d’y réunir les gens domiciliés dans le bourg lui-même : ils allèrent chercher, jusque chez eux, les habitants des villages voisins. Les cultivateurs durent abandonner leurs travaux. Plusieurs personnes furent abattues.
Les Allemands divisèrent la population en deux groupes : d'un côté, les femmes et les enfants ; de l'autre les hommes.
Après une demande pendant 8 ans des survivants et sympathisants que les coupables soient punis et les victimes « vengées » le procès longtemps attendu des 21 soldats ayant participé au massacre d'Oradour débuta en janvier 1953 devant le tribunal militaire de Bordeaux. Le 12 février 1953 les juges se réunirent pour les délibérations. Le tribunal prononça les sentences :
- Le soldat allemand le plus gradé fut condamné à mort,
- Un autre Allemand qui avait pu prouver son absence à Oradour le 10 juin fut relaxé,
- 4 autres Allemands furent condamnés à des peines de travaux forcés de dix à douze ans,
- Le seul Alsacien volontaire du groupe fut condamné à mort,
- 9 Alsaciens furent condamnés à des peines de travaux forcés de cinq à douze ans,
- Les 4 autres Alsaciens furent condamnés à des peines de prison de cinq à huit ans.
- La population alsacienne fut indignée par les peines pour les malgré-nous, car ceux-ci furent contraints d'exécuter les ordres des supérieurs allemands. Le procès de Bordeaux refléta en quelque sorte le malaise alsacien des malgré-nous de ne pas être compris de la population française.
Aujourd'hui encore, l'affaire des malgré-nous dans le drame d'Oradour-sur-Glane est loin de faire l'unanimité dans l'opinion française.
Quant aux familles des victimes et au Limousin en général, ils trouvèrent les sentences scandaleusement indulgentes, puisque seulement la peine de mort pour tous les participants au massacre fut jugée acceptable. La proposition d'amnistie augmenta par ailleurs encore ce sentiment d'outrage. La riposte d'Oradour fut la demande qu'on lui rendît le site commémoratif ainsi que nombre d'autres mesures.
Après la guerre, le général de Gaulle décide de ne jamais reconstruire le village qui deviendra un mémorial à la douleur de
