Mur des Fédérés Les Hommes, le site portail masculin. Des articles sur la santé, culture, sorties, business, voyages, couple, sexualité, femmes, rencontres…
Recherche sur le site
Jeudi 04 Décembre 2008






Mur des Fédérés

Le Mur des Fédérés au Père Lachaise (Paris) symbolise la lutte pour la liberté et des idéaux. Là, le 28 mai 1871, cent quarante-sept fédérés, combattants de la Commune furent fusillés et jetés dans une fosse ouverte au pied du mur.

Histoire

 
Le cimetière du Père-Lachaise fut établi en mai 1804 dans un domaine qui avait longtemps appartenu aux Jésuites et où le Père Lachaise, confesseur de Louis XIV, avait résidé à la fin de sa vie. Ce fut au XIXe siècle le cimetière de l'aristocratie et l'on y transféra aussi les restes de personnages célèbres des époques antérieures.

C'est là qu'au cours de la Commune, au printemps 1871, se retranchèrent les derniers combattants. Les Versaillais, maîtres du lieu vers la fin de l'après-midi du 28 mai, y fusillèrent tous les prisonniers contre un mur appelé depuis lors Mur des Fédérés.

Le massacre des communards allait alors prendre fin mais la répression continua. Le bilan, comprenant les victimes de la guerre civile et de la répression qui suivit, s'établit entre 20 000 et 30 000 morts. Sont dénombrés :

En Chiffres

La prononciation d'une centaine d'exécution de communards dont 23 effectives ;
410 peines de travaux forcés ;
4 600 emprisonnements ;
322 bannissements ;
4 586 déportations au bagne de Kanaki en Nouvelle-Calédonie, non loin de Nouméa et environ 3 000 déportations au bagne d'Algérie. (ainsi qu'à l'Île Madame) ;
56 placements en maison de correction pour les « gavroches ».
Le drame, amplifié encore par l'hystérie haineuse des médias, se lit dans ces chiffres. Mais la Commune et l'action des Communards restèrent gravées dans les mémoires, au cœur même du Mouvement ouvrier qui ne mit que quelques années à renaître.

Le 23 mai 1880, deux mois avant l'amnistie des Communards, se déroulait à l'appel de Jules Guesde le premier défilé devant le Mur : 25 000 personnes, une immortelle rose rouge à la boutonnière, bravèrent ainsi les forces de police. Et dès lors, cette « montée au Mur » ponctua l'histoire ouvrière, puisque chaque année, depuis 1880, les organisations de Gauche organisent une manifestation en ce lieu symbolique, la dernière semaine de mai. Jean Jaurès, bien qu'étranger à la mémoire communeuse, y alla à plusieurs reprises, accompagné par Édouard Vaillant, par Jean Allemane et par des milliers de militants socialistes, syndicalistes ou anarchistes.

La manifestation record s'y déroula le 24 mai 1936 : 600 000 personnes, Léon Blum et Maurice Thorez en tête, au beau milieu du mouvement gréviste, y manifestèrent quelques semaines seulement après la victoire du Front populaire. Autre date, autre temps fort, en ce lieu chanté par Jules Jouy : « Tombe sans croix et sans chapelle, sans lys d'or, sans vitraux, d'azur, quand le peuple en parle, il l'appelle Le Mur ».

Rédaction 1001 Interactive d’après Wikipedia - sous licence GFDL
Imprimer