

* En France métropolitaine, en moyenne, une femme meurt tous les quatre jours des suites de violences au sein du couple. La moitié subissait déjà des violences.
* Un homme meurt tous les seize jours. Dans la moitié des cas, la femme auteur de l'acte subissait des violences de sa part.
* 13 % de toutes les morts violentes recensées et dans lesquelles l'auteur a été identifié ont eu lieu dans le cadre du couple dont 1 % de cas d'euthanasie.
* Un décès sur dix résulte de coups portés sans intention de donner la mort. La violence conjugale préexistait dans deux sur trois de ces cas.
* 31 % des crimes conjugaux sont liés à la séparation (commission par des « ex » ou séparation en cours)
* Les actes homicides commis par des « ex » sont un phénomène essentiellement masculin, souvent rural, et toujours avec la volonté de donner la mort : 95 % des anciens partenaires auteurs d'homicide sont des hommes. Alors que la proportion d'« ex » parmi l'ensemble des auteurs atteint 10 %, en milieu rural, ce sont 30 % des homicides qui concernent d'anciens partenaires et il s'agit à 100 % de meurtres dont 55 % étaient prémédités.
* Dans 25 % des cas, auteurs comme victimes étaient sans profession et dans 62 % des couples concernés, au moins l'un des deux membres était sans profession. Le fait que les deux membres d'un couple exercent une profession apparaît comme un élément en partie protecteur. »
Dans le monde francophone, plusieurs enquêtes sont aussi disponibles, qui vont dans le même sens. Il s'agit par exemple de l’Enquête sociale générale du Canada, 1999, commentée par Denis Laroche, d'une enquête d'enseignants de l'Institut de la famille de Fribourg, Guy Bodenmann et Barbara Gabriel, en 2002, ou de l'enquête BVA/L'Express de juin 2005. Une série de témoignages sont disponibles dans la thèse d'une travailleuse sociale suisse, Sophie Torrent, intitulée L'Homme battu, et dans La Cause des hommes de Patrick Guillot.
