

À l’inverse, les opposants au mariage homosexuel présentent plutôt le mariage comme une spécificité hétérosexuelle, où l’homme et la femme sont certes égaux, mais pas identiques ni interchangeables (notamment par rapport à la maternité, et ses conséquences sur la vie du couple et la vie professionnelle des mariés), ce qui implique des aménagements par définition inutiles entre deux personnes de même sexe.
Les considérations religieuses sont très présentes dans les motifs d’opposition (rares étant les confessions qui admettent l’homosexualité ou qui ne sacralisent pas le mariage hétérosexuel).
Enfin, une toute petite minorité considère que le mariage n’est pas (ou plus) l’affaire de l’État, et que donc la question n’est pas d’étendre le bénéfice du mariage, mais plutôt de le supprimer en tant que procédure d’État. En faveur de cette opinion sont avancées des considérations
* religieuses : caractère religieux du mariage ;
* philosophiques : non intervention de l’État dans les relations entre personnes ;
* pratiques et sociales : le mariage était justifié par le soutien aux femmes avec enfants, il ne l’est plus maintenant dans les pays où les femmes peuvent travailler et bénéficier de l’aide sociale indépendamment de l'existence d’un mari.
En Europe
La situation à l'échelle européenne est assez confuse. Certains pays ou groupements de pays s'engagent dans des voies de l'autorisation, d'autres sont dans des positions plus attentistes. Il n'y a pas longtemps, de nombreuses personnes affirmaient que nous assistions à la naissance d'un droit au mariage pour les homosexuels sur le plan européen. Mais cette idée est de plus en plus contredite par la réalité des faits.
Le mariage homosexuel semble avoir de plus en plus de difficultés à s'étendre. Et ce droit a été de nombreuses fois refusé par la Cour européenne des droits de l'Homme. Celle-ci faisant prévaloir la liberté des États à s'organiser comme ils le désirent.
Malgré toutes ces réserves, on assiste de plus en plus à une reconnaissance par les tribunaux d'une vie de couple homosexuelle. Celle-ci permet d'éviter les conflits les plus difficiles résultant de la séparation des concubins par leur volonté ou par leur mort (droit d'indemnisation, séparation des biens achetés ensemble, reprise du bail,...).
