La droite Les Hommes, le site portail masculin. Des articles sur la santé, culture, sorties, business, voyages, couple, sexualité, femmes, rencontres…
Recherche sur le site
Mardi 06 Janvier 2009






La droite

À l'origine, dans la plupart des sociétés, et notamment les sociétés occidentales, la « droite » est la place de la relation privilégiée avec le Roi. Lorsque les premières assemblées se sont réunies en Occident, dans l'hémicycle, les représentants favorables au Roi se sont donc placés à sa droite, tandis que les opposants se sont trouvés à sa gauche. Cette répartition s'est généralement conservée, bien que la première assemblée nationale française en ait utilisé une autre : la gironde, en bas, pour les proches du pouvoir et la montagne, en haut, plus loin dans l'hémicycle. Le fait de devenir majoritaire pour les opposants d'origine, n'a pas entraîné de permutation de places dans l'Assemblée. La disparition du royalisme n'a pas non plus modifié la structuration des places de l'Assemblée. Le terme "droite" possède également des connotations liées à la rigueur morale (droiture, rectitude...), celui de "gauche" en ayant de moins favorables (être "gauche", sinistre...).
 
La droite est souvent désignée comme conservatrice, c'est d'ailleurs à cause de cette définition que les hommes politiques de droite ont longtemps refusé de se positionner à droite, du moins en France. Différentes tendances peuvent cependant être distinguées, en France par exemple, la droite peut être libérale, nationaliste, conservatrice, souverainiste, démocrate-chrétienne, populiste (bien qu’il existe divers populismes de gauche) ou encore radicale (au sens politique du terme).
Selon les pays et les circonstances, les libéraux se retrouvent à « gauche », lorsque le libéralisme économique prime, mais que le conservatisme s'exerce sur les mœurs (cas des USA où les libéraux sont assimilés à des sociaux-démocrates) ou, inversement, à « droite », lorsque l'interventionnisme économique est dominant, mais que les mœurs sont relativement libres (cas des principaux États européens comme la France) ou encore, dernière possibilité, ces deux aspects peuvent s'observer en même temps (cas de l'Allemagne, par exemple)

Le cas particulier de l'extrême droite

Selon les points de vue, les extrêmes tantôt font partie, tantôt sont exclus de la gauche ou de la droite. Pour des raisons de fond, comme pour des raisons politiciennes, les « modérés » d'un bord ont tendance à rejeter leurs extrême, le politicien expérimenté étant même capable d'affirmer tout à la fois que le parti extrémiste n'est pas de sa famille politique, mais que l'électeur extrémiste en est. Vu de l'autre bord, on ne fait pas forcément bien la différence et selon les considérations politiciennes locales (selon qu'on cherche à diviser ou à diaboliser l'adversaire), on séparera ou au contraire on rapprochera les extrêmes des modérés.
Quoi qu'il en soit, l'extrême droite française est devenue relativement importante, au moins dans les discours et dans les influences qu'elle exerce sur la droite "modérée", mais plus rarement dans la représentation politique. Ce phénomène est en grande partie dû au glissement progressif de l'échiquier politique français vers la gauche. Ainsi Jacques Chirac (fondateur de l'UMP, parti classé à droite) est couramment décrit par les analystes politiques comme menant une politique de type socialiste sur la fin de sa carrière. Jean-Pierre Rarrafin, lui aussi UMP, et qui fut son premier ministre, a d'ailleurs déclaré en 2004 dans le Monde : « Je suis assez frappé, quand je suis avec Tony Blair et Gerhard Schrôder : je suis quasiment le plus à gauche », ces derniers étant classés à gauche dans leur propre pays.
Le terme d'extrême-droite désigne les mouvements très à droite, avec une connotation nettement péjorative, le « très » étant évidemment variable selon le point de vue politique, le lieu et l'époque, mais incluant généralement les réactionnaires. Un militant de la droite extrême préfèrera se désigner lui-même comme simplement de droite, ou de « vraie » droite ou de droite « authentique ». L'idéologie sous-jacente conserve un fond traditionnaliste - référence au catholicisme comme tradition plus que comme valeur, car certaines valeurs chrétiennes (partage, fraternité, universalité,...) sont quelquefois négligées - et autoritaire - pouvoir fort, voire violent si nécessaire, surtout à l'égard des étrangers - totalement en opposition avec les principes de liberté et d'égalité défendus, par la droite dite « modérée » ou « républicaine » (terme hérité de l'époque où la droite était principalement monarchiste).

Le cas particulier de l'extrême droite

En France, on distingue de nombreuses tendances à droite, certaines représentées par des partis, d'autres relevant plus du mouvement associatif :
- Les chrétiens-démocrates : UDF dont une grande partie a rejoint l'UMP
- Les libéraux : Démocratie Libérale qui s'est fondu dans l'UMP
- Les gaullistes : Rassemblement du peuple français, UDR, puis Rassemblement pour la République, qui s'est fondu dans l'UMP
- Les souverainistes* : Mouvement Pour la France et Rassemblement Pour la France,
- Les écologistes* : génération écologie, cap 21, etc.


Rédaction 1001 Interactive d’après Wikipedia - sous licence GFDL
Imprimer