

On assiste donc à une déchéance de fait de ses droits à l'autorité parentale.
Pourtant, le divorce ne fait pas disparaître l'autorité parentale. Bien au contraire, les deux parents, même séparés, se partagent l'autorité parentale. Ce n'est que dans des cas extrêmes, lorsqu'il y a des mauvais traitements ou si l'un des parents se désintéresse totalement de l'enfant, que le juge aux affaires familiales peut décider de confier exclusivement l'autorité parentale à l'un des deux parents.
* l'assistance éducative : Pour approfondir, voir l'article assistance éducative.
* la délégation : à la demande des parents, ou bien lorsqu'ils se sont désintéressés de l'enfant pendant un certain temps, le juge des enfants peut provisoirement déléguer tout ou partie de l'autorité parentale à une autre personne, un établissement agréé ou bien un service social d'aide à l'enfance.
* l'enfant confié à un tiers : là encore, il s'agit d'une mesure provisoire qui ne prive pas les parents de l'autorité parentale mais qui vise à confier l'enfant à une personne qui assurera pendant un temps son éducation et sa surveillance. Le tiers est plutôt en charge de sa vie quotidienne mais les parents conservent quant à eux le droit de prendre les grandes décisions relatives à l'enfant.
* lorsque le ou les parents ont commis un délit grave ou un crime sur la personne de leur enfant. Cette décision peut être prise par le juge pénal en complément d'une peine.
* lorsque, en dehors de toute sanction pénale, le ou les parents sont responsables de mauvais traitement ou d'un défaut de soin mettant en danger la sécurité, la santé ou la moralité de l'enfant.
